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La psychose et la schizophrénie

La psychose et la schizophrénie
schizophrénie

Les psychoses

Une psychose est une maladie mentale qui entraîne une altération du sens de la réalité. Cela veut dire que le malade ne perçoit plus tout à fait la réalité comme les autres. On parle d’épisodes psychotiques. Ceux-ci peuvent être plus ou moins longs. Généralement, le malade n’a pas conscience de ses troubles.

Il existe plusieurs types de psychoses

Pour certains, l’épisode est transitoire et de courte durée, on parle alors d’épisode psychotique aigu, ou de bouffée délirante aiguë (BDA). Dans d’autres cas, les épisodes se reproduisent, (principalement dans les moments difficiles de la vie) mais entre chaque épisode, la personne va bien et mène une vie normale. C’est le cas dans certains troubles bipolaires (ou psychose maniaco dépressive) et dans certains cas de schizophrénie. Pour d’autres, les épisodes sont plus longs et, dans les intervalles entre chaque crise, le malade doit continuer à être aidé. C’est le cas dans les psychoses hallucinatoires et dans certains cas de schizophrénie.

Chaque malade est différent.  Souffrir d’une psychose ne veut pas dire être fou.

Les signes positifs de la schizophrénie

On parle de signes positifs (au sens de « en plus ») parce que ce sont les signes qui sont les plus visibles, un peu comme le sommet d’un iceberg. Le patient ressent des choses nouvelles : hallucinations, sensations corporelles étranges, délire…

Différentes théories explicatives du délire et des hallucinations

Les explications que nous vous donnons dans nos pages ne sont pas admises par toutes les écoles de pensées de la santé mentale. Il est évident que personne ne possède encore les réponses définitives à toutes les questions que soulève la schizophrénie. On peut dire qu’il existe actuellement un débat sur les rapports entre délire et hallucinations.

Nous vous présentons ici les hallucinations comme un processus primaire, qui donne naissance au délire dans un second temps. Cette idée n’est pas admise de tous les professionnels. Pour beaucoup, les hallucinations ne sont qu’un des éléments du délire parmi d’autres.

Nous avons mis en avant une explication du délire que l’on pourrait qualifier de « neurocognitive ». D’autres explications sont possibles. Depuis Freud, beaucoup pensent que le délire est un processus mis en place inconsciemment par le malade pour se défendre contre le caractère insupportable de son vécu. Le délire peut aussi être considéré comme un processus secondaire à la dissociation. Le malade a perdu les limites de son moi. Il ne fait plus la différence entre ce qui est lui et ce qui est le monde extérieur.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la schizophrénie ou entreprendre une prise en charge psychologique et médicale, veuillez consulter un psychologue et/ou un psychiatre.

Quels sont les symptômes ?

Les hallucinations

C’est la perception de quelque chose qui n’existe pas dans la réalité. Il existe plusieurs types d’hallucinations :

Les voix 

De nombreux malades entendent des voix. Ce sont des hallucinations verbales. C’est un symptôme très fréquent, qui touche, à un moment ou un autre, presque tous les schizophrènes. Il arrive aussi que des malades aient des hallucinations visuelles, parfois même olfactives (odeurs perçues qui n’existent pas dans la réalité), mais c’est assez rare.

Les sensations corporelles

Elles touchent toutes les parties du corps. Des malades parlent par exemple de sensation de chaleur à l’intérieur. Certains peuvent avoir l’impression qu’ils ont perdu un organe, que leur tête est prise en étau, qu’ils vont éclater…Certaines personnes ont la certitude que leur corps ou leur visage présente une difformité alors que ce n’est pas du tout le cas. Rien ne peut les convaincre du contraire. Elles peuvent ainsi passer des heures à s’observer dans un miroir et être obsédées par cette idée en permanence. On appelle ce symptôme la dysmorphophobie.

L’ automatisme mental

On appelle ainsi toute une série de symptômes en rapport avec l’impression d’une perte de contrôle sur ses pensées. Certains malades ont l’impression qu’on peut lire leurs pensées (diffusion de la pensée)…D’autres pensent qu’on vole leurs pensées (vol de la pensée)…Certains ont la sensation que des pensées leurs sont imposées contre leur volonté (pensées imposées)… Certains enfin pensent qu’ils peuvent lire les pensées des autres. Certains malades ont même la sensation qu’une force extérieure contrôle leurs actions (syndrome d’influence).

Ces sensations sont souvent très angoissantes. De nombreux malades en souffrent. Il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin ou aller consulter un psychologue qui peut vous aider.

Les voix

De nombreux schizophrènes entendent des voix. C’est un symptôme très fréquent qui touche, à un moment ou un autre, presque tous les schizophrènes.

Pour les malades qui les entendent, les voix paraissent tout à fait réelles.

Ils peuvent les décrire de façon très précise. Parfois, ils peuvent même dire de quel coin de la pièce elles proviennent et si c’est la voix d’un homme ou d’une femme. En général, les voix s’adressent au malade à la deuxième personne, en disant « tu » ou « vous ». Il arrive qu’elles soient à la troisième personne : « il » ou « elle ». Le plus souvent, les voix tiennent des propos désagréables, des insultes, des phrases blessantes. Il est rare (mais ça arrive) que les voix soient encourageantes. Certains malades peuvent aussi avoir l’impression que la télévision ou la radio s’adresse directement à eux.

D’où viennent les voix en réalité ? 

Entendre des voix ne veut pas dire devenir fou. C’est simplement un symptôme de la maladie. Même si vous n’en avez pas l’impression, les voix viennent de vous. Elles sont produites par vous. Les chercheurs ne sont pas encore certains de la façon dont cela fonctionne mais ils ont plusieurs hypothèses intéressantes.

Que peut-on faire quand on entend des voix ? 

Il n’y a pas de honte à avoir, c’est un phénomène très courant dans la schizophrénie. Plus vite vous en parlerez à votre médecin, plus vite il pourra vous aider. Il pourra aussi, si vous le désirez, expliquer ce qui vous arrive à votre entourage pour lequel ce n’est pas facile à comprendre. Certains malades ont trouvé des techniques pour se débarrasser des voix, ou au moins pour en diminuer l’intensité : Certains utilisent la musique pour couvrir les voix (avec un baladeur, par exemple).

Cette technique a malheureusement l’inconvénient de vous isoler beaucoup des autres personnes. De nombreux malades ont remarqué que les voix diminuaient ou disparaissaient quand ils étaient occupés à une activité, comme parler à d’autres personnes, jouer à un jeu, se concentrer sur une idée. Les traitements neuroleptiques peuvent les supprimer ou les réduire de manière conséquente. Certains malades arrivent ainsi à faire la différence entre les voix et les sons de la réalité. Même si les voix restent gênantes, elles deviennent plus supportables. Il existe même une association, en Angleterre et aux USA, appelée Hearing Voices (« entendre des voix »), qui regroupe des personnes qui entendent des voix. Leurs objectifs sont d’aider les personnes à vivre avec leurs voix, de leur apprendre à les maîtriser, et surtout de parler ensemble librement de leur vécu.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la schizophrénie vous pouvez lire l’article suivant : définition de la schizophrénie.

 

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