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Le délire dans la schizophrénie

Le délire dans la schizophrénie
schizophrénie

Le délire est une croyance en une ou plusieurs idées fausses, sans lien ou même en opposition avec la réalité

Le malade est convaincu de ce qu’il pense, quoi qu’on puisse lui dire. Souvent, les idées délirantes ont leur point de départ dans les sensations nouvelles qu’expérimente le malade. Il semblerait que le délire soit la solution que trouverait inconsciemment le malade pour donner du sens à ce qu’il est en train de vivre. Par exemple, un malade qui entend des voix peut penser qu’il est espionné et en déduire qu’il est une divinité (délire mystique). Celui qui ressent des modifications corporelles peut penser qu’il a été victime d’expériences médicales secrètes (délire de persécution). Un autre malade qui ressent qu’il peut lire les pensées des autres peut s’imaginer qu’il a des pouvoirs magiques et qu’il peut influencer la marche du monde (délire de grandeur).

Hallucinations et délire sont produits par le malade lui-même, même s’il n’en a pas conscience. Le thème du délire a donc forcément un lien, même lointain ou bizarre, avec son histoire personnelle.

Il semblerait qu’un déséquilibre au niveau des neurotransmetteurs (notamment la dopamine) puisse être à l’origine des hallucinations.

Plus le temps passe, plus les idées délirantes s’enracinent dans le vécu du malade, au point de devenir comme une réalité, à laquelle il croit de manière définitive. Il est alors inutile d’essayer de lui démontrer l’incohérence de ses convictions. Elles sont pour lui aussi vraies que les lois de la physique pour un scientifique.

C’est pour cela qu’il est important de débuter le traitement aussitôt que possible.

Très souvent les idées délirantes sont basées sur une mauvaise compréhension des intentions d’autrui. La schizophrénie apparaît de plus en plus comme une pathologie de la relation aux autres. On parle alors d’un déficit de « théorie de l’esprit ». (On appelle théorie de l’esprit la capacité à comprendre les intentions d’autrui).

Certaines techniques de remédiation cognitive aident d’ailleurs le malade à ré entraîner cette fonction. Le délire n’est pas spécifique de la schizophrénie. Ce n’est pas parce que vous avez souffert d’un délire à un moment de votre vie que vous êtes schizophrène. Il est tout à fait possible de souffrir de délire sans être schizophrène.

De nombreuses personnes traversent une fois dans leur vie ce que l’on appelle une bouffée délirante aiguë sans pour autant développer de schizophrénie. Certaines personnes atteintes de ce que l’on appelle maladie bipolaire peuvent aussi expérimenter des périodes délirantes. Certaines drogues peuvent aussi occasionner un délire, ainsi que des maladies non psychiatriques comme certaines tumeurs, ou l’épilepsie. N’oublions pas que la schizophrénie est un syndrome qui regroupe plusieurs catégories de symptômes : des signes positifs, négatifs et de désorganisation. L’existence d’un délire n’est pas suffisant pour établir un diagnostic de schizophrénie.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Définition de la schizophrénie

Le cerveau et la schizophrénie

Les causes de la schizophrénie

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