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L’expatriation : Rêve ou cachemar ?

L’expatriation : Rêve ou cachemar ?
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Parfois, le rêve de l’expatriation peut se révéler un vrai cauchemar. C’est ce qu’on appelle le « blues de l’expat ».

« Le blues de l’expat’ », qu’est-ce que c’est ?

Ce phénomène bien connu est défini par un certain nombre de souffrances que vit une personne expatriée face à la perte de repères : isolement, sentiment de solitude, d’impuissance, peur de l’échec, tristesse.

Le changement d’environnement et souvent la barrière de la langue peuvent être un choc pour la personne expatriée. Elle peut alors souffrir d’un profond mal être qui se traduit souvent par des crises d’angoisses, des troubles du sommeil, alimentaires, des douleurs somatiques tels que des maux de tête, de dos, une baisse de l’estime de soi, etc.

Selon femmexpat, 81 pour cent des 345 personnes expatriées recensées en 2012 ont vécu le « blues de l’expatriation». Ce spleen peut être ressenti sur une période plus ou moins longue. Il peut parfois s’installer.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Le manque de la famille et des proches se fait souvent sentir. Le renoncement à son travail et sa carrière professionnelle entraine parfois des doutes. Etre mère et éprouver un sentiment de solitude avec ses enfants pour qui il faut trouver une école n’est pas facile. Etre confronté à une culture différente avec un système de valeurs étranger au sien est parfois choquant. La barrière de la langue et le manque de communication peut être frustrant. Le climat trop chaud ou trop froid auquel on doit s’adapter n’est pas toujours très agréable.

Quelles solutions ?

Face à toutes ces difficultés, il est parfois tentant de rentrer mais les sentiments d’échec de honte se font alors sentir. Ne paniquez pas, d’autres solutions sont possibles.

Avant l’expatriation : se renseigner. Se préparer à sa vie d’expatrié, se documenter sur la culture du pays, être averti des démarches à suivre, tout cela constitue un rempart face aux difficultés une fois sur place. Parler la langue est également d’une grande aide, cela va sans dire. Avoir des amis sur place est aussi la meilleure des armes dans le combat d’expatrié. Vous pourrez alors vous confier dans les moments difficiles et vous sentir soutenu dans cette période déstabilisante.

Sur place : l’auto-compassion. Ne soyez pas trop exigeant avec vous-même ! Ayez conscience des difficultés liées à votre situation. Donnez-vous le droit de ne pas être au top tout le temps, d’oser demander de l’aide autour de vous et de partager vos moments de spleen. Et n’hésitez pas à faire appel à un professionnel de la psychologie ! Ils sont là pour vous aider. Ainsi, vous pourrez profiter pleinement de votre vie d’expatrié et vous ne laisserez pas s’installer « le blues de l’expat » en vous.

Je vous souhaite une très belle aventure !

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