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Les plantes et l’intelligence

Les plantes et l’intelligence
Article visiteur Intelligence

Dans le n°1203 du magazine Science & Vie (décembre 2017), on peut  lire un article sur l’intelligence des plantes. L’auteur attire notre attention avec un titre plutôt explicite : « Elles pensent : révélations su l’intelligence des plantes ». Vous pouvez lire une partie de cet article sur le site officiel.

Je vous propose dans cet article de revenir brièvement sur cette affirmation plutôt originale que les plantes pourraient avoir la capacité de penser.

Nous devons cela au neurobiologiste végétal italien Stefano Mancuso qui défend l’idée que les plantes auraient la capacité de résoudre des problèmes, sans être dotées de conscience.

Les plantes ont-elles la capacité de penser ?

Lors d’une conférence à Malaga en Espagne, le neurobiologiste Stefano Mancuso est venu s’expliquer sur les différentes affirmations controversées considérant que les plantes seraient dotées d’intelligence.

Son approche scientifique est radicale et change totalement la classification de l’intelligence que l’on utilise actuellement pour les animaux et les êtres humains.

Selon lui, l’intelligence est la capacité de résoudre des problèmes, sans pour autant être doté d’une conscience. Ainsi, malgré l’absence de neurones chez les plantes, celles-ci seraient intelligentes.

Le chercheur attire notre attention sur l’importance des plantes et sur la relégation de ces êtres vivants à une simple organisation réticulaire, alors que les animaux et les êtres humains bénéficient d’une hiérarchisation plus complexe.

Selon S. Mancuso, il existe des milliers de définitions relatives à l’intelligence, mais les hommes ont toujours défini l’intelligence selon des critères adaptés à leurs conditions alors que d’autres êtres vivants peuvent réaliser des opérations complexes.

Ainsi, le neurobiologiste dénonce l’anthropocentrisme de la notion même d’intelligence qui serait uniquement mesurée en rapport à la capacité du cerveau humain, sans tenir compte des autres systèmes complexes relevant la présence d’une forme d’intelligence.

Comment s’organise l’intelligence chez les plantes ?

Mancuso précise que les animaux et les êtres humains ont concentré leurs fonctions cognitives et leurs systèmes neuronaux dans des organes spécialisés tels que les poumons, l’estomac, le cerveau, etc.

Les plantes n’ont pas d’organes mais distribuent les fonctions douées d’intelligence à l’ensemble de l’organisme, ce qui signifie que les plantes répartissent leurs sens et leur intelligence à tout le corps entier. Autrement dit, les fonctions existent mais sans l’utilisation d’organes spécifiques.

Le pouvoir du mouvement chez les plantes

Mancuso est très sensible aux théories avancées par C. Darwin dans son exposé « Le pouvoir du mouvement chez les plantes » qui suggèrent que la pointe de la radicule agit de la même manière qu’un cerveau humain.

Darwin a développé l’idée selon laquelle la racine d’une plante se déplace pour explorer le sol, la pointe de la racine aurait donc la capacité à identifier son environnement et à choisir un emplacement adapté à son développement.

L’idée défendue par S. Mancuso est que toutes ces racines et leurs mouvements synchronisés seraient comme une sorte de gros cerveau semblable à un organisme complexe comme peuvent le développer les insectes.

Pour étayer son propos, S. Mancuso utilise des exemples simples, il décrit le comportement des cuscutes (une espèce de plante parasitaire de la tomate) qui réussit à différencier les plants de tomates et les tiges de blé. Bien que la cuscute ne dispose pas d’un système nerveux, elle réussit grâce à un sens olfactif à distinguer les deux plantes.

La cuscute pousse en même temps que le plant de tomates, puis s’enroule progressivement sur sa tige en humant son odeur.

Ainsi, selon S. Mancuso, ce comportement témoigne d’une intelligence car la cuscute résout un problème pour sa survie.

L’omniprésence des plantes sur la Terre

Le neurobiologiste avance quelques chiffres intéressants. Il précise que la biomasse terrestre est composée de 99,7% de plantes et met en parallèle l’existence humaine qui vit sur terre depuis 5800 ans tandis que des colonies de peupliers dans l’Utah sont présentes sur Terre depuis 80 000 ans.

Le Vieux Tjikko et le Pando

Les végétaux peuvent ainsi traverser les millénaires et développer une organisation végétale très complexe. La Terre abrite de nombreux spécimens tels que le Vieux Tjikko (10 000 ans d’existence), le Pando (80 000 ans) ou encore une colonie de posidonies âgées selon les estimations entre 80 000 et 200 000 ans.

Ainsi, les plantes ont toujours fait partie de la vie des hommes et lui ont fait bénéficier de leurs propriétés médicinales et nutritives.

Le Moringa eleifera

Cet arbre originaire d’Asie du Sud et désormais présent dans les tropiques a été utilisé en médecine pendant près de 4000 ans.

Le Moringa est souvent défini comme un « arbre miraculeux » car ces petites feuilles arrondies sont remplies d’une quantité incroyable de nutriments : protéines, calcium, bêta-carotène, vitamine C, potassium, etc.

Cette plante a été utilisée en médecine pour ses vitamines, ses minéraux, ses acides aminés et antioxydants. En outre, le Moringa est encore utilisé pour ses propriétés antidiabétique et anti-inflammatoire, ainsi que contre le cholestérol (sources).

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