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Pourquoi a-t-on besoin de voir un psy lors du décès d’un proche ?

Pourquoi a-t-on besoin de voir un psy lors du décès d’un proche ?
Psychothérapie

Lors de la perte d’un proche, un être humain normal traverse plusieurs phases avant de retrouver l’acceptation et l’apaisement. Durant chaque phase, différentes émotions et différentes pensées le traversent. Chacun aura sa façon d’acquiescer ces différentes émotions et certains peuvent avoir du mal. C’est à ce moment-là qu’il peut être opportun de consulter un psychologue.

Les différentes phases jusqu’à l’apaisement

Tout le monde vit différemment la perte d’une personne aimée. Certains arrivent à s’y faire en l’espace de quelques minutes et d’autres ont besoin de plusieurs mois pour apaiser ses émotions. Cependant, pour la plupart des gens, l’apaisement est précédé de plusieurs phases communes :

Le refus de reconnaître la vérité

La première phase est le refus. On n’accepte pas le fait que la personne est réellement décédée. On peut l’exprimer ouvertement, mais on peut aussi s’enfermer et vivre dans le déni. On peut également vivre avec cette sensation comme quoi la personne est absente, mais qu’elle va revenir d’un jour à l’autre, comme si elle était partie en vacances. La vue du défunt ou d’un objet funéraire peut aider dans certains cas à accélérer cette phase et le passage à la phase suivante.

Les questions

Dans cette deuxième phase, les questions commencent à venir et la colère peut les accompagner. On met en cause les compétences et le professionnalisme des médecins ou du personnel de l’hôpital. On reproche à certains membres de la famille de ne pas avoir pris leurs responsabilités à un certain moment. On peut même formuler des reproches à Dieu pour les croyants. On peut également commencer à se reprocher nous-mêmes et à vouloir endosser la responsabilité de ce qui vient d’arriver. Il arrive même qu’on puisse vouloir se lancer dans un combat qui ferait revenir le défunt.

Le repli sur soi-même

C’est dans cette phase que la tristesse commence à nous envahir. On commence à avoir conscience du vide laissé par l’être cher. Les photos et les objets qui ont un rapport avec le défunt deviennent nos ennemis parce qu’ils nous font pleurer. C’est aussi le moment où on se dit qu’on aurait dû être plus présent et profiter de chaque instant avec la personne lorsqu’elle était encore là. Cette phase est la plus délicate parce qu’elle peut nous amener à réaliser des actes irréfléchis. C’est durant cette phase que certains peuvent sombrer dans la boisson ou même envisager de se suicider.

L’acceptation et l’apaisement

Il faut généralement plusieurs semaines avant d’arriver jusqu’à cette phase. On commence à se rendre compte que la personne ne reviendra plus et qu’il faut continuer le chemin sans elle. C’est aussi le moment d’opérer les changements importants, comme se débarrasser de ses affaires ou d’occuper autrement son ancienne chambre. Il peut aussi nous arriver de songer à déménager parce que vivre dans un appartement aussi grand n’a plus de sens par exemple. Alors les émotions peuvent revenir. Heureusement, elles ne devraient être que temporaires. Généralement, l’apaisement arrive vraiment lorsqu’on se rend compte qu’une nouvelle vie s’offre à nous et qu’il est temps de prendre un nouveau départ.

Pourquoi et à quel moment a-t-on réellement besoin d’un psychologue ?

Comme nous l’avons dit précédemment, chaque personne vit différemment la perte d’un être cher. Certaines personnes arrivent très vite à la phase trois ou quatre, tandis que d’autres vont traîner voire être bloqués quelque part dans le processus. Ces derniers ne pourront arriver à la phase d’acceptation toute seule. Le psychologue est quasiment indispensable dans ce cas, à moins qu’un proche ne puisse jouer le même rôle.

Toutefois, le psychologue peut aussi être nécessaire dès la première phase, c’est-à-dire quelques jours ou quelques heures après le décès. Pour des personnes qui souffraient déjà de dépression et qui consultaient avant le décès, il est même conseillé de prendre contact tout de suite avec son psy.
Dans les deux cas, le rôle du psychologue dans ce cas est de remettre cette personne sur les rails et de l’aider à finir ce parcours correctement et non de le sortir directement du processus.

Comment savoir que vous devez consulter un psychologue ?

On doit envisager consulter un psychologue lorsque :

  • Des pensées nous viennent incessamment au mauvais moment et nous empêchent de nous concentrer correctement sur notre travail ;
  • Des sentiments de tristesses, de colères et de culpabilités dominent en nous et deviennent trop pesants lorsqu’on pense ou non au défunt ;
  • Des difficultés sont ressenties quand on doit évoquer le proche décédé devant d’autres personnes ;
  • Des difficultés ou des émotions trop fortes sont ressenties quand on se retrouve tout seul ;
  • Des maladies qui ne sont apparues qu’après l’événement se répètent, ce qui est souvent le signe extérieur des sentiments que nous avons du mal à exprimer et qui se manifestent par des symptômes physiques ;
  • Des signes de dépressions et de stress commencent à nous envahir.

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