Rayon : Off
Rayon :
km Set radius for geolocation
Rechercher

Quels sont les impacts psychologiques de la douleur chronique ?

Quels sont les impacts psychologiques de la douleur chronique ?
Articles Home Santé

La douleur chronique peut occasionner non seulement une gêne physique importante dans sa vie quotidienne, mais générer également une grande souffrance psychologique qui s’accentue au fil du temps. Dans notre article, nous souhaitons aborder succinctement les différentes réactions émotionnelles ressenties dans le cas d’une expérience de douleur chronique.

L’expérience de la douleur chronique

Avant de débuter, il convient de rappeler quelques éléments précis pour définir ce qu’est une douleur chronique. Tout d’abord, précisons que la douleur chronique est une douleur qui persiste au-delà du temps normal de guérison et qui, par conséquent, perd sa fonction d’avertissement aigu de la nociception physiologique.

Définition

La plupart des études scientifiques considèrent qu’une douleur doit durer de 3 à 6 mois pour être qualifiée de chronique. Il y a environ 20 % de personnes touchées par une douleur chronique et cela représente environ 15 % des rendez-vous chez le médecin.

Pour appréhender ce qu’est la douleur chronique, il faut se tourner vers la Classification Internationale des Maladies (CIM-11) qui inclut un passage détaillé sur les différentes formes de douleurs chroniques.

Plusieurs types de douleurs sont répertoriés en fonction de la zone physiologique touchée, de l’étiologie ou du système anatomique impacté. Parmi ces différentes classes de douleurs, on retrouve les affections telles que l’arthrose, les céphalées, les douleurs liées aux formes de cancers, les douleurs neuropathiques, les douleurs liées au nerf sciatique, la hernie discale, les lésions des nerfs du système nerveux, la fibromyalgie, les douleurs aigües dues à des blessures, la polyarthrite, etc.

Le CIM-11 classe la douleur chronique en 7 groupes distincts :

  • La douleur primaire chronique.
  • La douleur cancéreuse chronique.
  • La douleur chronique post-traumatique et post-chirurgicale.
  • La douleur neuropathique chronique.
  • La douleur viscérale chronique.
  • La douleur musculo-squelettique chronique.

Douleur et psychologie

Au-delà de la définition donnée par la CIM-11, précisons que l’expérience de la douleur n’est pas ressentie de la même manière en fonction des paramètres individuels et/ou environnementaux. La douleur est bien évidemment une réaction physiologique déclenchée par un stimulus, mais elle dépend également de l’état cognitif et émotionnel de la personne.

Ainsi, nous ne sommes pas tous égaux devant la douleur et de nombreux facteurs influencent cette expérience désagréable :

  • L’état de santé.
  • L’âge.
  • Le fait d’être une femme ou un homme
  • La culture.
  • Les croyances spirituelles.
  • Le statut socioéconomique.
  • La personnalité.
  • Les habilités cognitives.
  • L’humeur, l’état d’esprit, le moral.
  • La présence ou non de proches.
  • L’accès ou non aux soins médicaux.

Douleur chronique et état psychologique

De nombreuses recherches ont étudié l’impact psychologique de la douleur chronique afin de mieux comprendre ce que pouvaient vivre les personnes atteintes.

Les pensées catastrophiques

Les travaux de MJL. Sullivan (Prévention de la Douleur et de l’Incapacité Prolongée, 2005) rapportent l’existence d’une pensée catastrophique chez les personnes souffrant de douleur chronique. Cela se traduit par des pensées négatives, l’élaboration de scénarios sombres pour l’avenir et l’anticipation de situations pires encore que le vécu présent.

Par exemple, si la personne imagine le pire sur son état de santé et se dit finalement que tout va empirer, la douleur pourrait augmenter significativement.

Les stratégies d’évitement

Sur le plan comportemental, DC. Turk (A diathesis-stress model of chronic pain and disability following traumatic injury, 2002) évoque la mise en place de stratégies d’évitement pour ne plus ressentir la douleur. Dans cette situation, la personne limite ses déplacements, s’isole progressivement et change radicalement ses habitudes de vie jusqu’à endommager ses fonctions motrices.

D’autres recherches plus anciennes, JWS. Vlaeyen (1995), évoquaient déjà cette spirale négative dans laquelle la personne en souffrance peut s’enfermer, avec la survenue d’une hypervigilance, d’une anxiété importante, de pensées noires et la mise en place d’un isolement social.

Ainsi, la douleur chronique génère de l’anxiété et la survenue de pensées négatives qui peuvent à leur tour aggraver la situation sanitaire de la personne en souffrance. Alors comment se sortir du cercle vicieux de la douleur chronique qui met à mal l’équilibre psychologique de la personne ?

Quelles solutions pour diminuer l’impact psychologique de la douleur ?

Tout d’abord, il est important de ne pas oublier la dimension organique, biologique ou neurologique de la douleur chronique. C’est pourquoi il est primordial d’avoir pour objectif de soulager la douleur et de viser un mieux-être.

Pour cela, des examens complémentaires peuvent être engagés avec le soutien de professionnels de santé qui peuvent accompagner la personne en souffrance. Mais parfois ces démarches ne suffisent plus et l’investigation médicale peut être plus longue que prévu.

Par exemple : les douleurs du nerf sciatique

Les douleurs du nerf sciatique sont très intenses et vont irradier de nombreuses zones anatomiques du bas du dos à travers les hanches, les fessiers et le long de chaque jambe. La douleur chronique du nerf sciatique peut être causée par de nombreuses situations, par exemple lorsqu’il y a une hernie discale, un éperon osseux sur la colonne vertébrale ou encore lorsqu’une partie du nerf est comprimée.

Les douleurs occasionnées par l’inflammation sont parfois insupportables et peuvent conduire à l’utilisation de traitements divers. La plupart des cas sont bénins et la sciatique disparaît à l’aide de séances chez le kiné ou avec le temps si le confort postural est amélioré. Parfois, la situation nécessite l’utilisation d’un remède sciatique efficace.

Consulter un psychologue

La douleur chronique donne le sentiment de perdre le contrôle sur soi, sur son corps, sur sa psyché et sur les projets de vie qui sont assombris. Sur le plan psychologique, la consultation de son médecin traitant, d’un psychiatre ou d’un psychologue peut permettre de reprendre le contrôle sur sa vie psychique.

Prendre un rendez-vous chez un psychologue, c’est trouver un soutien moral et un espace thérapeutique sur lesquels s’appuyer. Peut-être qu’il sera aussi question d’appréhender la douleur chronique sous un autre angle, de la regarder différemment et d’amorcer un processus de deuil sur ce que l’on a pu être avant et qui ne sera plus pareil…

Un processus de deuil peut commencer, non pas pour accepter de vivre une petite mort lente et pénible, mais surtout pour réapprendre à apprécier sa vie et à se construire de nouveaux projets adaptés à la situation.

Pre-sale Questions