Rayon : Off
Rayon :
km Set radius for geolocation
Rechercher

Trouble de la personnalité narcissique perverse

Trouble de la personnalité narcissique perverse
Non classé

Nous sommes devenus trop désinvoltes avec l’utilisation du terme narcissique. Nous attachons ce mot à tout comportement que nous identifions comme étant égocentrique, mais très peu de gens comprennent la réelle difficulté derrière le diagnostic d’une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique (TPN).

D’autres termes sont galvaudés tels que le « pervers » ou encore le « pervers narcissique ». Ces pervers sont généralement décriés comme ayant une personnalité étroite, avec des impressions de grandeur, de supériorité, avec un besoin d’admiration constant et un manque d’empathie pour autrui. Le pervers narcissique est aussi la personne manipulatrice qui instrumentalise ses relations sociales à ses propres fins.

Alors qu’est-ce qu’un pervers ? Avant d’évoquer brièvement de quoi il retourne quand nous parlons de « pervers narcissique », cela parait important de faire un détour par l’histoire du concept de perversion.

Le pervers et la perversion

Tout d’abord, rappelons que les termes qui font référence aux perversions sexuelles, y compris l’expression « perversion sexuelle » elle-même, ont été inventés dans la seconde moitié du XIXe siècle, généralement par des psychiatres allemands. L’émergence de ce nouveau champ lexical est le symptôme d’une toute nouvelle façon de penser le sexe, que nous appelons « sexualité » (également un mot du XIXe siècle). Il est crucial de souligner que les psychiatres ont commencé à parler de sadisme, d’homosexualité, d’exhibitionnisme, de fétichisme, etc., non pas dans un contexte clinique, mais dans un contexte médico-légal.

Ainsi, ce dont ces premiers psychiatres se préoccupaient n’était pas d’aider les patients en détresse, mais de déterminer si les accusés étaient responsables de crimes. Par exemple, le premier cas important de perversion date de 1849 et concernait un soldat français qui avait eu des relations sexuelles avec des cadavres et les avait mis en pièces : le sergent François Bertrand.

La question qui a été posée lors de son procès était : cet homme a-t-il volontairement profané des cadavres, ou était-il mû par un instinct irrésistible ? (Anonyme 1849). Les psychiatres pensaient que depuis qu’il était jeune, beau et intelligent, s’il l’avait voulu, il aurait pu avoir des relations sexuelles avec des femmes vivantes (Brierre de Boismont 1849; Baillarger 1858). La seule explication possible de son comportement était donc, selon ces psychiatres, qu’il souffrait d’une perversion de l’instinct sexuel.

A l’époque, toutes les perversions (paraphilies) qui se sont retrouvées dans le DSM ont une origine médico-légale similaire. Aujourd’hui, tout comme au XIXe siècle, les paraphilies naissent dans la salle d’audience, pas dans le cabinet d’un psychiatre ou d’un psychologue.

Qu’est-ce que le pervers narcissique ?

Bien que le terme de « pervers narcissique » ne soit pas réellement de référence bibliographique en psychiatrie, plusieurs auteurs se sont intéressés au thème des relations perverses au sein du couple, de la famille ou du travail. Par exemple, il y a de nombreux écrits sur la question de la maltraitance des hommes à l’égard de leur partenaire féminine, notamment au sens psychologique.

Divers aspects de la personnalité et du style relationnel du pervers narcissiques sont décrits. Pour cela, plusieurs concepts théoriques et cliniques ont été publiés sur le sujet : les concepts de « perversion narcissique » (Racamier, 1992) et de « perversion relationnelle » (Pandolfi, 1999), jugés utiles pour comprendre et identifier ce type de pathologie.

La thématique sur la perversion narcissique est plus complexe qu’elle n’y paraît, car il s’agit aussi d’appréhender les types de relations perverses qui nouent les individus. Le comportement maltraitant proviendrait en fait de la rencontre de styles relationnels particulièrement non empathiques qui sont typiques de certaines personnalités (principalement, mais pas exclusivement, du trouble narcissique) avec la « perversité », c’est-à-dire la perversion, compris comme un trait de caractère.

Certains auteurs distinguent la « perversion relationnelle » et la « relation sado-masochiste », et présente un tableau clinique issu de l’analyse d’hommes qui maltraitent leur compagne.

Ainsi, le terme fait débat parmi les professionnels. Par exemple, le DSM-5, ne mentionne même pas la perversion narcissique dans ses pages. Seul le trouble de la personnalité narcissique y est reconnu.

Si vous voulez creuser le sujet, nous vous invitons à étudier ce site Internet : www.perversnarcissique.net

Pre-sale Questions